Sofia, Capitale de la Bulgarie

 

 

 

 

Dictons et citations

 

 

 

"Sofia croît mais ne vieillit pas"

Dicton populaire

 

 

"Serdica ( Sofia ) est pour moi comme Rome"

Constantin Ier

 

 

 En bulgare, bonjour se dit zdravei et merci se dit blagodaria ou mersi. L'alphabet local est le cyrillique que je qualifierai de cyrillique slave. En effet il diffère d'autres pays comme le cyrillique grec voisin, mais, est tout proche du Russe, Biélorusse, Serbe et ainsi de suite ne variant que d'une ou deux lettres maximum. 30 lettres, pour aller à Sofia et, ou dans toute la Bulgarie il est très pratique de connaître cet alphabet ainsi qu'une dizaine de mots. On dit oui en en la tournant la tête de gauche à droite et on dit non en hochant la tête de haut en bas.

 

 

 Pour le moment la monnaie locale est le lev, 1 lev = 0,5 €, 2 lev = 1€ et ainsi de suite. Pour calculer vite fait la valeur d'un prix affiché en lev pour savoir à quoi cela correspond en euro, il suffit de diviser par deux.

 

 

 La Bulgarie est très pauvre, le pays le plus pauvre de l'Union Européenne. le salaire moyen est de 500€ par mois. Sofia est un peu mieux lottie mais la misère plane quand même. Ce qui fait que ce pays est, très abordable pour les touristes en provenance des pays "développés" pour ne pas dire riche. Mais l'entrée dans la zone euro est au programme, avec l'inflation qui en découle systématiquement.

 Cependant, le taux de chômage ne dépasse pas les 8% et la croissance frôle les 4%.

 

 

 Qui plus est, Sofia est une ville très sûr, pour le moment... Se méffier des pick pockets et des chauffeurs de taxi vereux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Je conseille donc de ne pas trainer pour visiter Sofia, tant que les prix sont très bas par rapport au reste de l'Europe. Le seul vrai problème c'est le change, à l'hotel, c'est bien, dans la rue gare aux arnaques. Beaucoup d'agences de change affiche des taux plus qu'interessants, mais au moment de la transaction ils taxent comme des cochons. En général les agences noir et jaunes sont à éviter, au contraire des blanches et rouges ( dont j'ai oublié les noms ). Le mieux c'est toujours de retirer son argent en banque.

 

 Venons en maintenant aux chiffres et aux statistiques.

 Sofia compte 1 300 000 personne, pour 7 millions et demi dans toute la Bulgarie. On compte 80% de bulgares, 10% de trucs, et 5% de roms. Mais il y a un problème de taille, qui n'est pas des moindres, c'est l'écroulement de la démographie. Un pays jeune mais dont les jeunes s'échappent continuellement, chaque année, chaque mois, chaque semaines, chaque jours. La chute de la démographie en pourcentage, est un record planétère. A tel point que dans le futur elle aura perdu presque la moitié de sa population pour ensuite se stabiliser à 4 millions.

 

 Sofia n'a pas le lustre de Prague, Londres ou Paris, mais elle possède de sérieux atouts qui font d'elle une destination alternative de premier plan pour un week end très très sympa.

 D'autant que deux jours suffisent largement pour voir la majorité des  choses. L'architecture est variée, cette ville porte les traces de ses tournants historiques : les ruines antiques cohabitent avec les batiments Classiques, Neo-Renaissances, art nouveaux, Neo-Romantique Bulgare et Futuriste même le Réalisme Socialiste.

 D'autant que Sofia est bien desservie malgré la toute petite taille des aéroports Bulgares.

 

 

 La période idéale c'est entre début mai et fin septembre, le climat est assez spécial. De -10°en hiver et 20-25° en saison avec des variations climatiques rapides ( prévoir un manteau au cas ou ).

 

 

 Il faut savoir que la majorité des touristes en Bulgarie sont russes et la plupart d'entre eux passent leur vacances sur les plages de sables fins de la mer noir.

 Et il faut aussi savoir que même du temps de l'URSS, les russes étaient les vacanciers les plus nombreux.

 

 Il faut maintenant parler des hotels, beaucoup d'entre eux datent de l'ère soviétique et sont de véritables pièges car insalubres, mal entretenus et vétustes. Ceci dit, beaucoup d'entre eux ont été refaits à neuf, et l'offre hotellière offre une large panel de possibilité avec des prix allant de 10 à 500€ la nuit. Le plus interessant c'est chez l'habitant parce que peu cher, confortable et convivial. Il y a aussi certains monastères où l'on peut dormir mais ce n'est pas la même chose qu'en Italie.

 

Question nourritures et boissons, On y trouve des bonnes bières et du bon vin ( rouge, blanc et champagnes local sont réputés ). L'eau est potable dit-on. La gastronomie a son propre caractère en proposant divers plats, et en empreintant parfois à ses voisins ( biensur, à Sofia on trouvera toujours des restaurants russes, turques, macédoniens.. ). Le yaourt bulgare autrefois très prisé pour son gout n'est plus ce qu'il était, généralement ils sont bons, mais il ne faut pas s'attendre à des yaourts extraordinaires non plus.

Voici quelques exemples de plats typiques :

- Le tarator une soupe froide que l'on mange surtout en été, on y ajoute parfois un glaçon.

- La charcuterie bulgare à base de porcs ou de chèvres est réputée comme étant plutot bonne.

- La kavarma, sorte de ragout de poulet ou de porc, servit dans des petits pots

- Le foie gras d'oie frais grillé.

Les bulgares sont les premiers exportateurs mondiaux d'huile et d'essence de roses, la rose se retrouve même dans la gastronomie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cinquième capitale de la Bulgarie, de nos jours elle est très excentrée dans son pays, ce qui ne fut pas toujours le cas. Actuellement plus proche de la Roumanie ou de la Serbie que de la mer noir.

 

 L'histoire de cette ville est passionante, d'abord, le fait est que cette histoire commence à la préhistoire. Pendant le Néolithique ( l'age de pierre ) il y a 7000 ans, une petite communauté s'installe dans la zone. Elle pratique l'agriculture et l'élevage, c'est donc un des premiers peuplement sédentaires en Europe. Au travers des recherches archéologique on a trouvé six strates, jusqu'à dix mètres de profondeurs, attestants de la présence humaine à travers le temps. Sofia est donc une ville millénaire.

 Sofia est installée dans une plaine, perchée à 550 mètres au dessus du niveau de la mer.

 Ce fut une civilization proto-bulgare, la civilization Thrace, et plus particulièrement celle de la tribu des Serdes, qui fonda la ville officiellement, vers le Ve siècle avant Jésus Christ.

 Pourquoi ce choix ? Déjà, l'emplacement est fait pour, à l'avenir elle sera strategique à mi chemin des grandes routes entre l'Europe et l'Asie, entre le Danube et la mer Egee. Elle est entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et le Sud. Cet endroit constitue alors un point de passage indispensable, un haut lieu international, commercial, économique et politique. Jusqu'à l'invasion ottomane la ville ne cesse de croitre, lentement mais sûrement. Les premiers habitants, les Serdes, appelleront cette ville Serdopolis. Entourée de forêts grouillantes de gibiers, des sources d'eaux chaudes, riche en or et autres minerai, l'endroit était tout trouvé. A six jours de marche entre les villes importantes de la région.

 Hérodote qui fut la première source historique parlant de cette civilization Thrace disait que "la nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S'ils avaient un seul roi et s'ils pouvaient s'entendre entre eux, ils seraient invincibles et, d'après moi, beaucoup plus puissants que toutes les nations". Tout est dit ou presque mais il donne un apperçut du haut niveau civilizationel des Thraces.

 Après la mort du roi légendaire et puissant nommé Sitalk, la civilization Thrace bat de l'aîle et commence à subir les invasions. D'abord ce furent Philippe II de Macédoine, puis les romains qui la renommèrent Serdica, lieu ou naquit l'empereur Galère en 242.

Dans l'antiquité romaine, Sofia ( Serdica d'alors ) fut détruite et reconstruite, puis elle prends un essor monumental.  Les constructions furent nombreuses, les croyances et les dieux sont sensiblement les mêmes d'un envahisseur à l'autre. Mais la ville est tellement grande et riche qu'elle fit d'elle même et de la Bulgarie, le troisième endroit où les vestiges greco-romains sont les plus importants après l'Italie et la Grece. La Bulgarie est donc une des régions archéologique des plus riches d'Europe. ( NDLR : Au colisée de Rome, le "guerrier Thrace" était un type de gladiateur répendu et redouté, comme le samnite ou le rétiaire. )

Sous l'empire romain, si toutes les routes mènent à Rome,  une bonne partie des voyageurs font haltes à Serdica. Serdica se transforma comme par une baguette magique.

Après quelques siècles elle devint autonome et rebaptisé Ulpia Serdica. Les archéologues ont faient des découvertes qui disent que ses habitants sont "les plus saints" et la ville comme "la plus brillante". Les empereurs romains les plus impliqués dans le rayonnement de Ulpia Serdica furent Trajan et Constantin Ier. Rien que ça...

L'empereur Constantin Ier Le Grand occupa une place particulière dans l'histoire de la ville, il disait "Serdica est pour moi comme Rome". Sous son règne ( de 306 à 337 ) les persecutions des chrétiens cessèrent et les premières églises furent construites. En 313 le christianisme devint religion d'état.

Sur la fin de l'empire, Ulpia Serdica fut sans cesse pillé par différentes tribues, mais ce sont les Huns d'Attila qui ont faient le plus de dégats.

Plus tard, les Byzantins la nommèrent Triaditsa, ils construirent une basilique dédiée à Sainte Sophie, qui donna son nom à la ville actuelle, Sofia. Aujourd'hui, après maints pillages il ne reste qu'une petite eglise orthodoxe à son emplacement. A l'époque un adage disait : "A l'approche de la ville, l'on voit la Basilique six heures avant de passer les portes".

On compte sept envahisseurs majeurs en 2500 ans, se mélangeants au locaux, à leur mentalités et leur culture, faisant de ce pays ce qu'il est aujourd'hui. ( Attila, Khan Asparouh, Kroum le terrible, Janosh Huniadi, Souliman le magnifique, le russe Gourko et Alexandre Ier Batenberg ).

Mais ce n'est qu'au Moyen Age que Sofia devint célèbre dans toute l'Europe pour ses écoles de peinture, ses écoles littéraires, de prêtres, de miniaturistes et surtout pour la ferveur de ses habitants. Trois des huits croisades sont passés par la ville. Au Moyen Age, la ville croît tellement qu'ils durent construirent une nouvelle fortification, "70 000 embrasures, 1700 tours de garde, 27 portes armés" Elle devint "aussi imprenable que Byzance". Son nom officiel était alors : Sredetz. On disait d'elle que c'était une des villes européennes les plus glorieuses et les plus connues. Les gens, les voyageurs, dans la rue la nomme Sofia puis ce nom utilisé dans les cartes devint le nom officiel.

Cependant l'empire byzantin est au plus mal au XIVe sièble, et disparu le siècle suivant avec la prise de Constantinople. La région de la Bulgarie actuelle tombe aux mains des turcs en 1386. Cette occupation particulièrement dur pour les bulgares, perdura presque cinq siècles et fut le berceau de sa culture actuelle.

Lamartine disait dans son Voyage en Orient : « Le Pays que les Bulgares habitent serait un jardin délicieux si l'oppression aveugle et stupide de l'administration turque les laissait cultiver avec un peu plus de sécurité : ils ont la passion de la terre »

En effet durant près de 500 ans ce pays est régit par un feodalisme turc particulièrement dur. Elle subit l'occupation des turcs ottomans avec une partie de la population qui se convertit à l'Islam et on y construit des mosquées et des minarets, mais pour les autres la vie est très différente. On compte jusqu'à 150 mosquée dans la ville. Avant l'invasion des turcs, Sofia était "la première ville des Balkans" puis, des réformes administratives font d'elle une ville ordinaire. Durant cette période, il y eut beaucoup de gens qui révaient de modernisation ou d'européisation. A cette époque, les grands personnages de la nation bulgare font parler d'eux, s'il ne fallait en citer qu'un, c'est Ivanov Kounchev dit Vassil Levski dit l'Apôtre de la Liberté. Sportifs hors pairs, artiste, chanteur, organisateur d'un réseau clandestin, il fut condamné à mort en 1873 et reste considéré comme un saint, un jeune homme quittant son monastère afin de se consacrer à la liberté du peuple.

En 1877 la Russie déclare la guerre à l'Empire Ottoman. La Bulgarie connaît une grande révolte. En très peu de temps, les ottomans perdent 97% de leurs possessions en Europe. La Bulgarie renaît. Elle est indépendante de 1878 à 1946. Elle gagne la première guerre des Balkans et perd la seconde. Elle compte parmis les perdants de la première guerre mondiale. En 1940 elle s'allie à l'Allemagne nazie, à contre coeur. Mais le Tsar Boris III refuse d'entrer en guerre contre les russes ( chose qui aurait pu changer l'issue de la guerre ). De plus, l'histoire dit qu'il résistat aux ordres des nazis de livrer les juifs bulgares ( au nombre de 50 000, ceci dit, certaines sources indiquent que officieusement il y a eut un certain nombre de personnes livrées à la barbie nazi ). Pendant la guerre, Sofia subit onze bombardements majeurs pendant six mois. Le résultat : 13 000 batiments réduits en poussières. Winston Churchill voulait détruire la ville et "y planter un immense champs de patates". L'Armée Rouge entre dans le pays et l'occcupe sans avoir à combattre. Le pays devient membre du pacte de Varsovie et deviens une république populaire ( communiste forcémment ) gérée de façon exemplaire. La vie civil se durcit et on y compte 45 goulags, pas moins. Et ainsi, ce régime perdura de 1947 à 1991. Dès lors, la Bulgarie regarde vers l'Union Européenne, elle y entre en 2007, le gros point noir c'est la liberté de la presse. Toujours en 2007, elle est à la 106e place mondiale. Sofia ne compte pas de grands hommes connuent dans le monde entier, excepté l'empereur romain Galère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les monuments, vestiges et musées, s'admirent et/ou se visitent autour de trois places principales qui font offices de centre de quartiers :

 

PLACE SVETA NEDELIA :

- Temple Episcopal "Sveti Nedelia"

- L'eglise "Sveta Pevka Samardjiiska"

- Bania Bashi Djamissi

- Bains Centraux Eau Thermale

- Musée Historique de la ville de Sofia

- Les Halles

- Synagogue centrale

- Temple catholique "Sveti Yossif"

- Musée historique et archéologique de Saint Synode

- Eglise "Sveti Georgui" ( La Rotonde )

- Complexe antique "Serdica" et la Porte Est de la muraille de protection de "Serdica"

- Musée archéologique

 

 

PLACE KNIAZ ALEXANDRE I

- Banque Nationale Bulgare

- Musée d'art socialiste

- Musée ethnographique national

- Théâtre National "Yvan Vazov"

- Galerie d'Art de la ville de Sofia

- Musée National d'Histoire Naturelle

- Eglise russe "Sveti Nikolay Tchudotvorets"

- Le monument de Stéphane Stambolov

- Club Militaire

- Opéra National

- Le monument du roi libérateur Alexandre II

- Assemblée Nationale

- Monument Funèbre du kniaz

 

 

PLACE SVETI ALEXANDER NEVSKI

- Cathédrale Patriarcale "Sveti Alexandre Nevski" ( à ne pas rater )

- Basilique "Sveta Sophia"

- Le monument du Soldat Inconnu

- Tombeau d'Yvan Vazov

- Le monument de Paissii Hilendarski

- Palais du Sinode

- Galerie Nationale "Carré 500"

- Monument à la mémoire de Vassil Levski

- Académie des beaux arts

- Le monument "Sveti Kliment Okhridski"

- Bibliothèque Nationale "Sveti Kiril i Metodii"

- Le monument des saints frères Cyrille et Méthode

- Université de Sofia "Sveti Kliment Okhridski"

- Le Pont des aigles et le Pont des lions

- Borissova Gradina

- L'église "Sveta Parashkeva"

- L'église "Sveti Sedmotchislenitsi"

- Musée National "La Terre et les Hommes"

- Musée Historique National

- Musée National d'Histoire Militaire

- Musée National de la Technique

- Eglise de Boyana

 

 

 

 

 

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